"J'ai un profond
respect pour ce que l'escalade et la montagne m'ont fait partager
et apporté depuis mes débuts d'adolescent. J'ai
appris que le courage d'être soi-même et de vivre
sa vraie vie était un défi aussi important et difficile
que la réussite d'un sommet tant rêvé. Et
à mes yeux, seuls les actes ont de la valeur, même
les plus insignifiants. Au cours de ces 25 dernières années,
j'ai eu la chance croiser ma route avec de "grands hommes";
ils se comptent sur les doigts d'une seule main, et je les en
remercie de tout mon coeur. Même si aujoud'hui l'escalade
n'est plus au centre de ma vie, la nature l'est toujours autant
avec son vent de liberté et d'amour, et pour moi les Calanques
incarnent profondément cet esprit; je ne connais pas de
plus bel endrois sur Terre."
...................
A mon père,
à mes enfants, à mes compagnons disparus, à
mes amis, à mes maîtres.
Né en 1965 en Provence
(Avignon), mon coeur est Méditerranéen et j'aime
le soleil. C'est à Toulouse que je découvre l'escalade
durant mon adolescence (à l'âge de 16 ans en 1981)
et trouve dans cette activité une parfaite canalisation
de mon énergie débordante.
Les récits de grands
alpinistes comme R.Cassin, T.Piaz, G.Rébuffat, G.Livanos,
L.Teray ou M.Herzog entraînent mes rêves d'enfant
vers les étoiles... et dans la tempête. Je dois
beaucoup à Patrick Berhault mon mentor (par sa recherche
d'une autre escalade vers une pureté du geste, et une
expression corporelle comparable à de la danse verticale)
et puis à Patrick Edlinger son comparse des débuts
pour sa quette de la liberté et son approche d'un idéal
de vie à travers l'escalade et sa sublimation par le solo
intégral.
Poursuivant des études
supérieures d'ingénieur, je m'installe en 1985
dans cette chère cité Phocéenne de Marseille.
Là, j'y découvre Calanques et la liberté.
Mes premiers grands amours, aussi....
Ma passion me pousse à
explorer sans fin les Calanques, des Goudes à Cassis et
mon envie d'aller plus haut, décuplée par la puissance
et la magie des lieux, m'ouvre les portes du premier 8a des Calanques
: "Une nuit d'amour sans soleils" en mai 1988. La suite
sera encore plus belle...
BAC E à Toulouse en 1983
Diplôme Universitaire de Technologie (Toulouse) en 1985.
Diplôme Ingénieur S.E.T.T. (Marseille) en 1989.
Diplôme d'état BEES 1er degré Escalade (Canyoning)
en 1998.
Etudiant en médecine traditionnelle Chinoise (MTC) à
I.M.T.C. (institut de Médecine Traditionnelle
Chinoise) en 2005 2006 2007 2008.
Professeur de Mathématiques et Sciences Physique de 1990
à 1994.
Photographe et reporter pour divers magazines d'escalade, Vertical,
Alpi-Rando, Roc'n Wall, Grimper et Escalar, de 1994 à
1998.
Grimpeur et alpiniste (à temps plein) de 1994 à
1998, en contrat avec les entreprises PETZL et FIVE
TEN, et soutenu aussi par BEAL et VAUDE.
Champion régional escalade PACA en 1993. Plusieurs partcipations
aux championnat de France d'escalade.
Participation dans le film consacré à Georges Livanos
"Le Grec" de Jean Affanassief diffusé sur FR3
Montagne (1995).
Papa de deux garçons Théo (1998) et Matisse (2004).
Création de ma première entreprise (1999) au départ
Yellow Stone puis ensuite Stone Spirit.
Responsable technique des Raid Décathlon (300 concurrents)
1999 et 2001, organisé par Alaïka / Outsider France.
Création de "Aorangi Parc" parcours d'aventure dans
les arbres à la Salvetat sur Agout (Haut-Languedoc) en
2001.
Rescapé d'un grave accident fin Août 2001, avec
une chute de 15 m au sol lors d'un rappel, trauma cranien, fractures
diverses à la jambe et au bassin.
Organisateur du Raid Aragon en Juin 2002 en Espagne sur 5
étapes en 5 jours pour le DGAC (40 concurents).
Titulaire de la PAC (Progression accompagnée en Chute
libre) réalisée avec Laurent Bouquet (son école de parachutisme
"Absolute Sky" à Pujaut) en 2003 et du B2 (brevet
de vol relatif) en 2004, puis brevet C.
Pratique aussi en amateur passionné le parapente et le
B.A.S.E jump (Paralpinisme) Vidéo
de BASE jump au Verdon.
Étudiant en MTC (médecine
traditionnelle Chinoise) auprès de I.M.T.C.
(insitut de médecine traditionnelle Chinoise) depuis 2005.
"Samizdat"
au Cimaï (Var) en Décembre 1986 (10ème répétition).
Quand la conjugaison d'un sentiment amoureux et d'une la technique
de relaxation ont permis à un petit grimpeur de 7b après
travail de tomber le "8a" à la mode en trois
jours et 5 essais.... La preuve que l'escalade est une activité
à 70% mentale!
"La course des
nuages" (grotte des Goudes, Calanques), première
en 1989. Une ligne pure et magique où Gilles Bernard a
su utiliser l'ancien itinéraire d'artif avec intelligence
pour rendre la voie praticable pour le libre.
"Les étoiles
meurent aussi" (grotte des Goudes, Calanques), en 1990.
Une voie d'artif de H.Guigiarelli revisitée par V.Fine
puis explorée pour en libre par moi-même jusqu'à
me faire "voler" la première de quelques jours!
C'est pour moi l'un de mes aboutissement en matière de
recherche de gestuelle en escalade. En effet, quand on voit le
profil extrèment déversant (presque horizontal)
de la voie et la dimension des prises (très petites),
il y avait de quoi se poser des questions. J'ai compris que "l'impossible"
était avant tout dans ma tête, mais qu'il faut aussi
compter avec le temps pour que la vision d'un enchaînement
des mouvements puissent se concrétiser ("Bleu"
en est l'exemple). La répétition d'une voie avec
les méthodes soufflées par le copain n'est que
de la gymnastique avec pour seul objectif la réussite.
Pour ma part, la réussite n'est qu'un aboutissement d'un
travail, d'un investissement personnel, d'une révélation
de soi à travers une démarche, d'une transformation
personnelle. La médaille n'a jamais été
mon truc... ce n'est une coquille vide à mon sens...
"Bleu"
(grotte de l'ours), première en 1995, voie équipée
pour le libre en 1987 par moi-même (ex voie artif de V.Fine).
La première partie est "Un instant dans le vent"
7b voie avec une gestuelle très esthétique et en
3 dimensions sur le rebord d'un toit.
Ca aurait pu être
"UFO" (grotte de l'ours), ratée de très
peu en 1995 ou bien "Macumba" (Orgon) à
la même époque ... mais une grave blessure à
un doigt m'a éloigné de ces passionnants challenges
et puis d'autres objectifs ont pris la suite. Malgré mes
différents avec l'équipeur, je tenais quand même
à essayer ce que d'autres faisaient et me tester aussi
sur des références. Même si je n'approuvais
pas tout à fait la démarche de bricolage total
d'une voie (prises taillées et collées) et selon
ses aptitudes préférées, "UFO"
possède une gestuelle dynamique très intéressante.
| Mes plus belles escalades en solo
intégral (sans aucunes assurances: ni corde, ni baudrier)
: |
"Premier solo" en 1983, je venais d'avoir 18
ans. Cétait dans le Caroux où j'avais repris 2
itinéraires fait quelques temps auparavant avec mon ami
Dominique Brau-Mouret et où son père nous avait
emmené. La voie des Charbonniers et l'arête Vialat
qui succédait à la première, avaient calmé
mon appétit de grimpeur solitaire... m'étant perdu
dans la premiére voie et m'étant fait quelques
frayeurs, je m'étais juré que l'on ne m'y reprendrait
plus!
"Ula" (300 m, 6a+/6b en fissure, Gorges du Verdon)
en 1986 avec un baudrier et en 1989 sans rien. S'il y avait une
chose à retenir pour moi de toutes ses années de
passion pour l'escalade, je ne retiendrais que ce jour de septembre
1986 où seul je suis parti dans la Ula (dont je n'avais
pas réussi en enchainer à vue le crux 1 mois avant!).
Ce jour là, ma vie a pris une dimension plus forte, plus
personnelle et unique. Quand l'expérience s'approche d'une
part intime de sa vie au plus profond de soi, on sait que cet
instant nous appartient pour toujours quoiqu'il arrive ensuite.
C'est dans ces moments là que le terme "exister"
prend tout son sens! C'est une des plus belle expérience
de ma vie et que je place sur la plus haute marche de mon existence.
Enchaînement durant 24 heures non stop (jour et nuit)
des voies pricipales de Calanques "à vue" des
Goudes à En Vau (traversée des Calanques) en 1993.
Un très beau projet un peu entravé par une erreur
de logistique en fin de parcours à l'Oule.
"Barbidule" 7b (Cabanon, Calanques) en 1994.
"Carmina Burana" (180 m, 6b, St Guilhem le désert)
en 1997.
"Furia" 7a+ et "Linea" 7b (Claret)
en 1997.
| Mes plus belles voies équipées
pour le libre et aussi chef oeuvre de la nature (dates équipement
et de réalisation): |
Tout a commencè dans le Caroux et
en Arrière prés de Foix, où je partais par
le train puis en vélo rejoindre mes sites préféres
à l'époque (1982) pour équiper au temponoir
des lignes modernes. Je n'ai jamais cherché à équiper
des secteurs. Cela est venu bien plus tard avec mes camarades
Marseillais (Maurice Migheli, Gilles Bernard, Christophe Kern,
Michel Dinard, et d'autres) avec les pierres tombées,
la grotte de l'Ours, la grotte des Goudes, la paroi des toits,
l'Oasis, puis à la Triperie (seul).
L'idée de découvrir dans
un coin isolé, une ligne crée par la nature, telle
une sculpture unique et originale défiant les lois de
la pesanteur, m'a toujours poussé dans mes explorations.
Ceci à l'image de la voie d'une difficulté exceptionnelle
"Grand illusion" ouverte en plein désert par
l'Américain Toni Yaniro.
Mes voies 100% naturelles...
"Une nuit d'amour sans soleils" 8a, Pierres
tombées / Calanques (1986) / première ascension
moi-même 1988
"Vertige d'été" 8a , la Lecque
/ Calanques (1986) / première moi-même 1987
"Parfums sauvages" 8a, grotte de l'ours / Calanques
(1989) / ascension première moi-même 1989
"Le sens de la vie" 8b+ (ancien relais) ou 8c
(relais final 10 m plus haut, rajouté plusieurs année
aprés pour que la voie finisse naturellement sur une vire),
les Goudes / Calanques (1989) / première ascension Alex
Duboc 1991 avec une petite "amélioration" (à
mon insue) au sika du verrou du crux, et que j'ai néttoyé
ensuite.
"J'irai revoir Syracuse" 8b+, paroi des Toits
/ Calanques (1990) / première ascension moi-même
1995
"Kramer contre Robert" 8a+, la Triperie / Calanques
(1991) / première ascension moi-même 1991
"Hiroshima mon amour" 8b+ / 8c, Hortus / Vallée
Hérault (1996) / première ascension François
Tournois 2000
|
Grandes voies,
montagne et alpinisme ... |
Nombreuses ascensions solitaires
à vue sans connaissance ni des lieux ni des voies, dans
les massifs de l'Oisans et du Mont-Blanc, avec en prime une * pour les
premières solitaires de certaines des voies:
Un été exceptionnel,
improvisé jusqu'au bout au jour le jour!
Oisans (dans l'ordre):
"Jour de colère" *
(face sud des aiguilles de Sialouse, ED 400m 7a) en 8 heures,
avec un petit bivouac au dessus du refuge du sélé
à l'aller pour être à pieds d'oeuvre de bonne
heure et retour dans la vallée en soirée.
"Le don de l'aigle" *
(Tête d'aval de Montbrison, ED+, 300m 7a) en 7 heures,
trés belle voie en dalle et une approche qui échauffe
bien.
"Aurore Nucléaire" (face nord du Pic
sans Nom, ED 500m 6b) , descente à la 8ème longueur
sous l'orage.
"Si t'as peur jappes" * (Tenailles
de Montbrison, ABO 200m 7a+ voie la plus engagée du Briançonnais
à l'époque, le chef d'oeuvre de D.Jugy) en 5 heures,
sueurs froides garanties!
"Wakatanka" * (face est des aiguilles de Sialouse
ED+ 250m 7b) en 6 heures, réalisée dans la journée
depuis le camping d'Ailefroide.
Palavar (solo intégral sans corde ni baudrier),
enchainement dans la journée en montée + descente
(désescalade) de 3 voies de la dalle ("Palavar les
flots", "la vie devant soi" et "les prédateurs",
6b maxi en 5 heures soit 1600m d'escalade)
Mont-Blanc (dans
l'ordre):
"Pilier Bonatti" (face ouest des Drus, ED 600m)
en 11 heures, un merveilleux souvenir, l'aboutissement inconscient
de ce périple. Une ascension parfaite et une vraie rencontre
aussi.
"Voie Américaine"
(face sud du Fou, ED+ 300m), descente à la 7ème
longueur par manque d'un gros friend, longueur trop exposée
à une chute dangereuse en pendule pouvant couper ma corde
sur une arête vive. La fatigue m'a incité à
être raisonnable.
Fin du périple,
retour at home.... happy!
Première ascension en libre et en solitaire de
la "directissime
de la Concave"
(voie Livanos, Calanques) le 10 juin 1994. Voie de 150 mètres
pour 35 mètres d'avancé en surplomb (d'où
le nom de Concave). Première (mondiale) dans ce style
avec la mise au point d'un matériel très spécifique
pour grimper auto-assuré seul et en tête. En libre,
L1: 8a, L2: 8a+, L3: 7b, L4: 6c. Une des plus belle voie d'escalade
libre que j'ai pu grimper. Je n'y ai toujours grimpé que
seul sans aucune assistance ni aide au cours de mes séances
d'essais.
* Chalenge, éthique et objectifs:
> réussir
à grimper en escalade libre une voie qui ne l'a jamais
été autrement que en escalade artificielle (à
l'aide pitons, étriers, etc...)
> grimper en libre
(escalade moderne) sans adapter le terrain à sa pratique
mais en s'adaptant au terrain lui-même (sans pose de points
de proctection moderne type spits ou goujons ou broches, excepté
aux relais pour la sécurité afin d'éviter
de l'arracher au cours d'une chute et donc de se tuer).
> rendre hommage
à nos pères sans effacer leur mémoire et
ni leur traces.
Première ascension en libre et en solitaire de
la "Castapiagne
rouge" dans
les gorges du Verdon le 1er juillet 1995. Même principe
et même ehtique* que pour la directissime de la
Concave.1 mois de travail seul pour presque 300 m de falaise
et pour 7 longueurs en libre... 6a+, 7c, 7c, 7b, 4c, 6c, 7b.
Comme pour la Concave, je n'y ai toujours grimpé que seul
sans aucune assistane ni aide au cours des séances d'essais,
avec une première ascension solitaire en artif pour voir
si c'était faisable. J'ai volontairement
sous-coté les longueurs, pour être en accord avec
ce que je grimpait à cette époque du 8b+/8c!
Tentative d'ascension en libre et en solitaire de la "Thomas
Gross" à la face ouest des Drus (Mont-Blanc)
... une vrai galère dans le mauvais temps ... pour un
hommage à Hugues Beauzille disparu cette année
là à l'Aconcagua (Chili).
Voyage en Californie de 2 mois, dans le parc national du Yosemite
et ascension avec Tchouky (Michel Fauquet) de "Salathé"
(1000 m) dans la journée et de "Native son"
(A4+, 900 m) en 5 jours (première Française). Tentative
en solo de "Tangerine trip" (A4).
Ouverture de "Hot red chili peppers" (300 m,
A4, 7a+) à gauche de la Paroi Rouge dans les gorges du
Verdon avec Dominique Brau-Mouret en 3 jours.
Début d'ouverture en solitaire d'une voie dans les Drus
( Face Ouest) entre la Destivelle et le pilier Bonatti. 4 jours
seul et 100 m gravis en A3 ... un catarsis(?) pour une période
de ma vie très difficile. Pour se lancer dans un tel projet,
il faut être libre d'esprit. L'été suivant
la face s'écroula!
Début d'ouverture d'une voie en solitaire dans les gorges
du Verdon à la paroi Rouge à droite de la Guy Héran.
3 longueurs, 120 m et A 3... sans suite encore...
2ème voyage en Californie (USA) et périple dans
le parc national du Yosemite. Ascension de la voie du "Nose"
(1000 m) sur El Capitan.
3ème voyage en Californie (USA) et dans le parc national
du Yosemite. Nombreuses ascensions "faciles" et des
classiques en libre.
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